02 novembre 2008

3ejour : 06-08-07

3ejour : 06-08-07

Dehors il pleut. Nous prenons donc notre petit déjeuner dans la salle du bas. Ensuite, nous attendons Mama en faisant une petite sieste/lecture. Je lis « l’empreinte du renard » qui se passe au pays Dogon. Comme le temps est long, on décide d’aller voir ce que fait Mama et il est déjà allé en ville. Il a dit que comme il pleuvait il ne voulait pas nous déranger. Mais on a pas peur de la pluie nous !! Tant pis, on y va à pieds. Mama rigole parce qu’il dit que c’est impossible, trop loin !Même pas peur. On y va. On rejoint le bithume et le suivons assez longtemps jusqu’à arriver à une route de DINGUE !! Une 6 voie où il ya plein plein de circulation et les poumons et les yeux en prennent un sacré coup. Ainsi que la tête (bruit !). C’est très vivant. On continue en direction du pont pour traverser le niger et nous retrouvons sur une sorte de rocade périphérique et on voit le pont pas loin, pas du tout dans notre direction. Mais on prend des photos et rencontrons Araphaël, un Maliein qui commence à nous parler de Dieu, Allah… Il a l’air d’avoir notre age et comme on lui demande la route, il nous accompagne un peu pour ne plus nous lacher. Il est très gentil et collant en même temps. Mais c’est très appréciable de parler avec lui et il nous aide ou du moins  nous embrouille sur notre itinéraire. On finit par trouver le fameux pont et traversons le Niger en crue. C’est joli, grand et bruyant ! Nous cherchons un lieu de change que nous a indiqué Mama et ça semble plus compliqué que prévu.Il ya a vraiment beaucoup de bruit, et pleins de vendeurs fixes ou ambulants. Nous allons delander à un garde-barriere. Il faut saluer,s’asseoir sur le banc et attendre… Au Mali, il faut pas être pressé ! O en sit pasplus et alons demander devant l’ambassade de France. Toujours pas plus d’info. On essaye donc à notre manière d’après les indications de Mama qui semblent durs à suivre en réalité. Et, MAGIE !!!, on trouve un vieux cabanon avec écrit « change » et par miracle, c’est celui que nous cherchions. On dit donc bonjour, les politesses d’usage et rentrons dans le cabanon de Diary. Il a l’air de trouver notre change dérisoire. 50E, c’est pas beaucoup, mais on compte toujours sur Amadou pour le gros change. Il nous échange donc 50E contre 32500FCFA. C’est bon, c’est ça,pas d’entourloupe !! On discute ensuite un peu et il nous donne des prénoms maliens. Je suis Colibaly, frêre de Diarra ( le changeur est un Diarra) et je suis Bambara. Juliette s’appelle Mariam Diallo, elle est Peul, c’est-à-dire bergère parce qu’elle est jolie. On rigole bien, surtout eux ! Chaque fois que je dis ou qu’ils disent « Colibaly », c’est l’hilarité !. Va falloir que je demande autre part le sens de ce ,ouveau prénom. Maintenant qu’on a un peu d’argent, on va pouvoir manger. Araphaël, qui est toujours avec nousserévele précieux pour connaître les prix. 4 bananes à 200 FCFA, 100 FCFA de beignets et 50 FCFA d’eau. C'est-à-dire 350 FCFA (3,50 fr français). Ensuite nous nous posons dans un endroit « relativement » calme et mangeons. Puis je roule une clope à Araphaël qui à l’air d’aimer ça. De temps en temps, il nous demande ce qu’il y a d’écrit car il ne sait pas lire. Je commence à avoir un léger mal de tête (ça s’arrete jamais la vie, le bruit) mais pasméchant. On revient doucement vers le pont, le traverson. Au milieu du pont, un gars de notre âge en vélo commence à me taper la causette et un vieux monsieur l’engueule parce qu’il gêne le passage. Petite embrouille de 30s et c’est fini, le plus vieux s’en va en grommelant et le jeune reste à coté de moi. Je ne sais pas pourquoi je me suis méfié de lui les 2 premières minutes, peut-être parce qu’il disait qu’il était guide et commnçait à se vendre comme tel et que ça n’était pas dans nos intentions. Mais on s’est vite bien marré. Il s’appelle Daouda Guindo et est de la famille de Benjamin Guindo,notre (normalement) futur guide au pays Dogon. Il est Dogon et à l’ir de conaitre pleins de trucs. En tout cas il est marrant et souriant. On arrive de l’autre côté du pont. Daouda  nous offre des galettesde riz (Miammmmmm…), super sympa et il aime bien dire que nous sommes tous pareils, tous unis. Bien d’accord, c’est une superbe mentalité que celle Malienne. Un peu plus loin, il retourne vers chez lui, mais nous prenons son numéro de téléphone avant, et qui sait ? peut-être irons-nous sur le Niger avec lui ? On verra bien… (hop, un coup de muezzin). On retrouve le mégagigagrand bitume et le suivons avant de retourner à gauche vers le quartier de Magnambougou où nous logeons. Notre chemin avec Araphael se sépare. Il n’a pas de « contact » (téléphone), donc au-revoir,à bientôt inch allah !! on est tous les deux avec Juliette. Nous retrouvons facilement la route de l’aller et nous arrêtons dans un cyber-café pour voir les mails. Pas de nouvelles d’Amadou. Bon. On lui envoie un mail ainsi qu’a Benjamin et en profitons pour passer un coucou à nos parents. Quand nous sortons du cyber, il fait nuit. Et l’expression « la nuit tous les chats sont gris » n’est pas vérifiée, nous sommes toujours des toubabs, peut-être phosphorescents. Nous achetons 4bananes, 4 oranges, une mangue et un avocat. 10 mètres  plus loin, un gars nous dit : « Donnes-moi une mangue » .  « Ben non, on en a qu’une !» Il nous sourit et nous continuons. Nous rencontrons deux gars de notre age du Burkina Faso qui sont des artistes et sont là depuis un petit peu plus d’une semaine. Bien cool. On fait un peu de route avec eux et échangeons nos contacts pour peut-être aller faire de la percu. Mais en marchant et parlant, on a pas fait gaffe où nous étions et quand on essaye de se retrouver, on se rend compte qu’on est plus  dans le même quartier. On revient en arrière et retrouvons la bonne route, mais c’était pas facile, la nuit dans ces petites ruelles de terre. Les enfants n’arrêtent pas de nous saluer, nous serrer la main. Une petite fille a pris ma main et a marché avec moi pendant une bonne minute avant que quelqu’un lui dise de revenir où elle était. Notre chemin retrouvé, on est plus très loin de l’hotel. Nous disons avec plaisir à Mama que nous avons fait l’aller-retour du centre à pied et il avait l’air impressionné. Et nous, content de s’asseoir et manger. Ensuite, gros dodo mérité… J’oubliais : Un moment, un groupe de gamins mendiants s’est accroché à nos sacs en plastiques, pensant que c’était à manger, or c’était notre poubelle. Ça la fout mal. Mais il ne faut pas oublier que le Mali est certes très accueillant, uni et agréable, il est un des pays les plus pauvre au monde.

Posté par samishelouf à 21:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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